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Lipoedème et activité physique, comment bouger de manière adaptée ?

il y a 2 jours
3 min de lecture

La physiothérapie, dans le cadre de la prise en charge du lipœdème, permet de soulager les symptômes et d’améliorer la qualité de vie. Parmi les différents axes de traitement proposés en physiothérapie, nous retrouvons l’activité physique.


Une physiothérapeute guide une patiente dans un exercice doux des jambes avec un élastique, lors d’une séance de physiothérapie.
Une physiothérapeute guide une patiente dans un exercice doux avec un élastique, lors d’une séance de physiothérapie.


Pourquoi le mouvement est-il important dans le lipœdème ?

L’activité physique présente de nombreux intérêts dans la prise en charge du lipœdème.


Sur le plan fonctionnel, le renforcement musculaire permet de faciliter les mouvements du quotidien, comme la marche ou la montée et la descente des escaliers, ainsi que les transferts, comme se relever d’une chaise, ce qui participe au maintien de l’autonomie.


Sur le plan circulatoire, la contraction musculaire, notamment des mollets, joue un rôle véritable de « pompe musculaire », favorisant le retour veineux et lymphatique. L’activité physique favorise également l’angiogenèse, c’est-à-dire la formation de nouveaux vaisseaux sanguins, ce qui permet une meilleure vascularisation musculaire et une meilleure oxygénation des tissus.


Sur le plan antalgique et anti-inflammatoire, l’activité physique peut contribuer à réduire l’inflammation systémique ainsi que l’inflammation au niveau du tissu adipeux, notamment par une diminution de certains marqueurs inflammatoires circulants.


Sur le plan métabolique, l’activité physique semble également avoir des effets bénéfiques sur la fonction mitochondriale du tissu adipeux sous-cutané. Cette amélioration pourrait contribuer à optimiser le métabolisme lipidique et potentiellement à limiter certains mécanismes de stockage anormal des lipides.


Sur le plan psychologique, l’activité physique permet de lutter contre les troubles associés au lipœdème, notamment l’anxiété et la dépression, tout en ayant un impact positif sur l’humeur, l’estime de soi et la qualité de vie.


Quelles activités peuvent être particulièrement adaptées ?

Il existe diverses activités adaptées pour les patientes atteintes de lipœdème. Mais dans un premier temps, il est important de privilégier des activités à faible impact afin de limiter les contraintes mécaniques et de favoriser un entraînement progressif.


Nous pouvons regrouper ces activités en deux catégories : l’entraînement d’endurance et le renforcement musculaire.


Une approche particulièrement intéressante dans le cadre du lipœdème repose sur la pratique d’exercices en milieu aquatique. En effet, la poussée d’Archimède diminue la charge mécanique sur les articulations et la pression hydrostatique de l’eau exerce une compression naturelle autour du membre.


À ce jour, il n’existe pas de protocole scientifiquement validé et standardisé. Toute forme d’activité physique est efficace, d’autant plus si elle est combinée avec une compression médicale continue.


Comment ajuster l’intensité en cas de douleur, de lourdeur et de fatigue ?

Il convient de privilégier une activité physique adaptée aux capacités, aux besoins et aux préférences de chaque individu.


Un encadrement professionnel permet de proposer des exercices individualisés, d’intensité progressive, et de favoriser leur maintien sur le long terme.


L’équilibre entre la charge d’entraînement et la récupération constitue un indicateur permettant de déterminer si l’intensité de l’exercice est adaptée.



Schéma comparant une activité physique adaptée, suivie d’une récupération suffisante, à un effort trop intense entraînant douleur, lourdeur et fatigue prolongée.
Une activité adaptée respecte l’équilibre entre effort et récupération.

Quelles erreurs ou quels excès vaut-il mieux éviter ?

Dans le lipœdème, une activité trop intense, douloureuse ou inadaptée peut être contre-productive. En effet, cela engendre temporairement une réponse inflammatoire et des dommages musculaires.


Il faut veiller à ne pas tomber dans un cercle vicieux :


Schéma du cercle vicieux de la douleur : la baisse d’activité entraîne une perte de force, qui rend le mouvement plus difficile et peut accentuer la douleur.
Le cercle vicieux de la douleur : moins on bouge, plus il devient difficile de bouger.

Avec le lipœdème, bouger de manière adaptée ne signifie pas dépasser ses limites. Il s’agit de trouver un rythme qui respecte la douleur, la fatigue et le besoin de récupération. Un accompagnement en physiothérapie peut aider à choisir des exercices adaptés et à progresser à son rythme. L’essentiel est de pouvoir continuer à bouger avec confiance, dans la durée.



Références

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